Le télégramme de Jacques Fouques-Duparc, ambassadeur de France à Rome, en date du 12 juillet 1957, évoque les débats qui ont eu lieu à la commission spéciale de la Chambre des députés chargée d’examiner les traités du Marché commun et de l’Euratom. Les traités ont été approuvés à une large majorité, bien que les communistes aient voté contre et que les socialistes réformistes dirigés par Pietro Nenni, favorables à l’Euratom, aient émis des réserves sur le Marché commun.
Giuseppe Pella, président de l'Assemblée commune de la Communauté européenne du charbon et de l'acier de 1954 à 1956, évoque les buts de la communauté économique comme tendant à éviter le retour à l’autarcie, à combattre le protectionnisme et à défendre l’économie de l’emprise des monopoles. Afin de faire taire les inquiétudes qui se faisaient jour à l’égard du Mezzogiorno, il a mis en avant les mesures prévues en faveur des zones sous-développées.
Quant à Lombardi, représentant du Parti socialiste, bien que réservé sur le traité instituant le Marché commun, il a estimé que les forces qu’il susciterait transformeraient l’union douanière en une véritable union économique.
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