André François-Poncet est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Allemagne. Sous-secrétaire d’Etat sous la Troisième République, puis ambassadeur à Berlin à partir de 1931, il assiste à la montée au pouvoir d’Hitler, dont il laisse un récit poignant dans ses Souvenirs, publiés en en 1946. Haut-commissaire de la République française en Allemagne à partir de 1949, puis ambassadeur à Bonn jusqu’en 1955, il dresse ici un bilan des initiatives européennes, au lendemain du rejet par l’Assemblée nationale de la Communauté européenne de défense.
L’échec de la CED marque la fin d’un rêve d’unité sur la base du fédéralisme. Mais, pour André François-Poncet, il ne doit pas arrêter la construction européenne. Relayant les positions allemandes, celui-ci plaide en faveur d’une ouverture des discussions à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, et de l’adoption rapide de projets pragmatiques, qui, d’après lui, permettront seuls de relancer l’Europe.
Consulter de document intégral (pdf)