Simone Veil
"Le plus important, c'est l'enracinement de la réconciliation franco-allemande"Simone Veil
"Le plus important, c'est l'enracinement de la réconciliation franco-allemande"Gilles Savary
"Un nouveau cycle politique européen à la mesure des grands défis du siècle"Jacques Barrot
"L'Europe aura le visage que la jeune génération aura décidé de lui donner"
Retrouvez, sur Touteleurope.fr, une sélection des tribunes parues dans la presse à l'occasion du 50e anniversaire.
Pour ma génération, le Traité de Rome est un paragraphe dans un livre d’Histoire. Mais les réalisations de l’Europe depuis un certain 25 mars 1957 sont bien concrètes : la paix, l’élargissement ou plutôt la réunification de l’Europe, la libre circulation, l’euro, l’élection au suffrage universel du Parlement européen ou encore les droits liés à la citoyenneté européenne.
Pour notre "génération Euro", qui ne se rappelle plus de la forme d’une pièce de deux francs et qui n’a pas connu la guerre, la commémoration de la naissance de la CEE doit prendre un aspect particulier.
D’abord parce qu’il faut lui faire comprendre, lui expliquer le contexte dans lequel l’Union européenne s’est construite : D’où vient l’Europe ? Pourquoi des pays ont voulu s’unir ?
Ensuite parce qu’il faut lui faire aimer l’Europe, lui présenter l’Europe en tant que projet humain en rappelant les valeurs humanistes qu’elle porte.
Mais également parce qu’il faut faire participer les jeunes à cette aventure unique : ce sont eux qui devront prendre le relais des Monnet, Schuman, Spaak, Adenauer et poursuivre la construction européenne.
Notre "génération Euro" a déjà une conscience européenne : Erasmus, Internet, les voyages et échanges scolaires ont déjà inscrit cette génération dans un vouloir-vivre européen. Mais notre "génération Euro" rêve aussi du développement d’une Europe politique forte, synonyme de solidarité, de bien-être économique, de poids sur la scène internationale. Les jeunes ont beaucoup d’idées pour la construction européenne et sont prêts à reprendre l’héritage légué par les pères fondateurs et à le faire fructifier. Mais pour cela, ils ont également besoin que le chemin leur soit rappelé et sincèrement montré pour qu’ils se sentent responsables de l’avenir européen.
Le 25 mars 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement devraient adopter une déclaration solennelle pour marquer le cinquantenaire du Traité de Rome. Espérons une nouvelle déclaration de Messine qui relança en 1955 la construction européenne après l’échec de la Communauté européenne de Défense en 1954 et aboutit au Traité de Rome. Comme 1957 fut synonyme de naissance de l’Europe communautaire, 2007 doit être synonyme de sa renaissance. Souhaitons que la déclaration de Berlin du 25 mars 2007 puisse lancer un signal fort et ambitieux à destination des jeunes générations pour qu’elles soient fières de participer à la poursuite de ce rêve européen, jeune de 50 ans.