Alors que les Traités de Rome sont en cours de rédaction, les députés de l’assemblée nationale interpellent les membres du Gouvernement lors des débats parlementaires en vue d’exprimer leurs inquiétudes envers le projet de Marché commun.
Intervenant en qualité de président du Conseil le 22 janvier 1957, Guy Mollet annonce aux députés que la rédaction du Traité de Rome est sur le point de s’achever. Sans mésestimer la difficulté de parvenir à un consensus, il indique que le texte répond aux exigences françaises et offre à la France la chance de se projeter vers l’avenir.
A ses yeux, la Communauté qu’il espère voir naître n’a pas vocation à se complaire dans le marché commun car "ce serait la négation de l’Europe". Au contraire, l’avenir de l’Europe doit être agrémenté par une volonté politique en vue "d’offrir à tous des lendemains meilleurs".
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