En acceptant, lors de la conférence de Venise en mai 1956, d’ouvrir les négociations sur l’EURATOM et le Marché commun avec ses partenaires de la CECA, la France a maintenu ses conditions préalables au sujet de l’utilisation militaire de l’énergie atomique et de l’association des territoires d’outre-mer au Marché commun. Il a alors été convenu que ces questions spécifiques seraient traitées à part, afin de ne pas retarder la discussion des autres aspects, moins politiques, des projets européens.
Par lettre du 23 janvier 1957, le président du Conseil, Guy Mollet, écrit au chancelier Konrad Adenauer pour lui proposer une réunion des chefs de gouvernement des Six à ce sujet. L’invitation, renouvelée et précisée par l’ambassadeur Couve de Murville le 28 janvier suivant, est cependant repoussée par le chancelier allemand, qui estime qu’une solution sera plus facilement trouvée au niveau ministériel.
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