Comme en témoigne ce compte rendu d’entretien entre l’ambassadeur Louis Joxe et Walter Hallstein, alors secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, les relations franco-allemandes restent marquées, en avril 1956, par de nombreuses divergences. Depuis, notamment, la conférence des "Quatre Grands" à Genève, en juillet 1955, les milieux politiques ouest-allemands redoutent que Paris ne se rapproche de Moscou, aux dépens de l’alliance atlantique, pour perpétuer la division de l’Allemagne.
Moins intéressée que la France à la réalisation de l’Euratom et davantage portée vers des coopérations nucléaires avec les Etats-Unis, la RFA est, en revanche, favorable à un Marché commun plus ouvert et libéral que ne le souhaitent les Français. Les crises de Budapest et de Suez, au second semestre 1956, contribueront à un rapprochement.
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